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DUBAUX, Jean (1747-1807 av.)
État civil
NOM : DUBAUX     Prénom(s) : Jean     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DUBEAUX
DUBEAU
DUBAN
DUBOS
Date(s) : 1747-5-14  / 1807-2-12 av.
Notes biographiques

Originaire de Lorraine, après des débuts à Verdun, Jean DUBAUX chante durant un peu plus de six années à la cathédrale d'Auxerre, séjour relativement court mais richement documenté. Ensuite, quelques années avant la Révolution, il s'établit à Bordeaux où il poursuit son métier de chantre à la cathédrale Saint-André. Comme l'étaient son père et plusieurs de ses frères, il fut également maître d'école. Mais contrairement à eux, il s'engagea ensuite davantage dans une carrière de musicien professionnel, ce que traduit sa mobilité et son recrutement par plusieurs salles de spectacle bordelaises.

• 14 mai 1747, Charny [Meuse] : Lorsque Jean DUBAUX naît, son père Claude DUBAUX est maître d'école dans ce village situé à 7 kilomètres au nord de Verdun. L'enfant est baptisé le lendemain.

• Vers 1750, Verdun [Meuse] : Ses parents s'installent dans la paroisse Saint-Médard où son père officie toujours comme maître d'école mais aussi comme chantre. C'est probablement son père qui durant son enfance s'occupe de sa première formation musicale et surtout cantorale. Jusqu'en 1777, la famille s'agrandit de plusieurs enfants parmi lesquels Jean-Baptiste DUBAUX.

• 18 septembre 1761, Verdun : Jean DUBAUX devient le parrain de son frère Jean-Pierre.

• 23 avril 1770, Tanlay [Yonne] : Jean DUBAUX épouse Marie Resmond, une fille de vigneron. Au moment de son mariage, il est présenté comme cordonnier.

• 9 novembre 1771, Tanlay : Une petite fille naît.

• 7 juin 1772, Verdun : Cette enfant décède. Jean DUBAUX semble donc être revenu vivre dans la paroisse Saint-Médard où résident toujours ses parents

• 25 février 1774, Verdun :  Jean DUBAUX devient père d'une autre fille. Lors de son baptême, il officie comme choriste à l'église paroissiale Saint-Médard aux côtés de son père.

• 15 avril 1776, Verdun : Il fait baptiser à nouveau une fille. Il est alors maître d'école dans la localité voisine de Thierville.

• Octobre 1778, Auxerre : Après le décès de Vincent GARNIER, survenu le 25 juillet 1778, un poste de "commis-musicien" s'est libéré à la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre. Au tout début d'octobre, Jean DUBAUX vient présenter sa candidature.
• 16 octobre 1778 : Après deux semaines durant lesquelles ils l'ont testé, les chanoines de Saint-Étienne décident de le recevoir comme musicien basse taille. En effet, il a assisté assidument à tous les offices et sa voix a été trouvée "convenable". Il devra se rendre "exactement et dès le commencement à chaque office" et y chanter "la psalmodie, antiennes &c, comme les basses contres", il recevra pour cela 10 livres par semaine. Le maître de musique est alors Edme CHAPOTIN. À Saint-Étienne d'Auxerre, DUBAUX côtoie l'organiste Jean-Joseph PALLAIS, les "commis-musiciens" Charles POITOU, René PRUNELLE, Bonaventure BONNOTTE, Jacques CHERTIER, Nicolas GELIN, et le serpent Pierre JOBARD.

• 5 janvier 1781, Auxerre : Le sieur DUBAUX basse contre demande au chapitre de lui avancer 96 livres, sans que le secrétaire capitulaire note à quoi est destinée cette importante somme. Le chapitre donne son accord, "on lui retiendra sur ses gages 4 francs [sic] par semaine".
• 30 avril 1781, Auxerre : 16 semaines après cette première avance, alors qu'il lui reste donc encore 32 livres à rembourser, DUBAUX demande au chapitre une nouvelle avance "dont il a besoin". Les chanoines acceptent de lui avancer à nouveau 40 livres. Peut-être fait-il du commerce, des "affaires" ?
• En août 1781, un bref conflit l'oppose au chapitre auxerrois. Le 10 août, il a demandé et obtenu une autorisation d'absence "pendant quelques jours". A-t-il abusé de l'autorisation ? Le 24 août, le chapitre estime que "le nommé DUBAUX commis musicien a manqué aux égards qu’il doit à la Compagnie". Les chanoines décident alors "qu’il ne seroit point payé pour le tems qu’il a été absent dans son dernier voyage" – ce qui prouve qu'en temps normal ces congés sont payés – "et qu’on lui retiendroit exactement sur ses semaines la somme qu’il doit à la Cie", ce qui semble indiquer que les remboursements des sommes avancées sont d'ordinaire plus souples. Trois jours plus tard, le musicien étant venu en chapitre présenter des excuses, la compagnie lui accorde 5 jours de payement sur sa dernière absence.

• 15 juillet 1782 : Le chapitre désigne un chanoine médiateur pour "concilier DUBAUX et MÉRY musiciens au sujet de quelques plaintes réciproques". Dubaux se serait-il moqué de la surdité du haute-contre ?

• 16 février 1783, Auxerre :  Son épouse met au monde une quatrième fille. Jean DUBAUX est simplement présenté dans son acte de baptême comme musicien.
• 21 juillet 1783 : Le chapitre cathédral auxerrois avance 24 livres à DUBEAU musicien "à condition qu’il luy sera retenu 4# / semaine". Une semaine plus tard, le 28 juillet, le chapitre lui avance à nouveau une somme, cette fois 12 livres. De plus, le chapitre lui accorde "deux jours d’absence qu’il pourra prendre après la St-Étienne à cause du mariage de son frère ; et en outre quelques autres absences pour raison de la maladie de sa femme et de ses quatre enfants". Le musicien semble connaître des difficultés financières, mais est – pour le moment – soutenu par son employeur.
• 11 août 1783, Auxerre : Il est témoin lors de la célébration du mariage de son frère Nicolas.
• 13 octobre 1783, Auxerre : DUBAUX "commis musicien" ayant à nouveau quémandé une avance de 36 livres au chapitre, pour, dit-il, "se procurer des habits de chœur", le chapitre charge un chanoine de veiller à l'emploi "de la dite somme de la manière la plus utile audit suppliant". Une certaine méfiance est née au sein du chapitre envers le musicien.

• 3 mai 1784, Auxerre : Lors du chapitre général, les commis musiciens "et particulièrement DUBAUX" sont admonestés pour leur négligence à "se trouver au commencement des petites heures", ou pour leur propension à sortir du chœur "pendant une partie notable de la messe", ou encore à "rire et causer pendant les offices".
• 23 août 1784 : DUBAUX est autorisé par le chapitre à s'absenter "ce soir à vespres", sans que le motif en soit indiqué dans le registre capitulaire.
• 12 octobre 1784, Auxerre : La famille DUBAUX réside désormais dans la paroisse Saint-Pierre-en-Vallée. L'acte de baptême d'une nouvelle fille indique que Jean DUBAUX est toujours musicien, sans préciser où il exerce.
• 8 novembre 1784, Auxerre : Le chapitre convoque DUBAUX "pour qu’il lui soit défendu de continuer son cabaret sous peine d’être renvoyé". On comprend enfin à quelle activité parallèle se livrait le musicien ! Le 22 novembre, le chapitre lui accorde jusqu'au 1er janvier prochain pour fermer son cabaret "par grâce spéciale et pour lui laisser le temps de faire débiter le reste de son vin".
• 13 décembre 1784, Auxerre : À l'occasion du chapitre général est dressée la liste des membres du bas chœur. Elle comporte 9 musiciens, dans l'ordre suivant : le Maître de musique Edme CHAPOTIN, l'organiste PALLAIS, les commis musiciens  PRUNELLE, BONNOTTE, CHERTIER, JOBARD, GELIN, DUBAUX et MÉRY. Auxquels s'ajoutent des chapelains, sacristains, enfants de chœur, bâtonniers, suisse et sonneur non nommés.

• 7 janvier 1785, Auxerre: Le chapitre ayant été informé que "DUBAUX commis musicien continuoit son cabaret malgré les défenses qui lui en ont été faites" le convoque à nouveau. Le 21 janvier, le musicien comparaît et tente d'argumenter. Mais malgré les raisons qu'il invoque "pour se faire authoriser à continuer son cabaret, MM n’ont voulu y avoir aucun égard et se sont décidés à le renvoyer". Dès le 1er février, le processus de recrutement de son remplaçant est enclenché : ce sera Pierre CAMPENON, installé officiellement le 9 mars.
Dans un premier temps, la famille reste à Auxerre, vivant peut-être toujours du cabaret, puisque le 21 mars 1785, deux mois jour pour jour après son renvoi, Edme CHAPOTIN demande que DUBAUX puisse "venir au chœur quand on auroit besoin de lui pour les jours de musique à Symphonie", ce que le chapitre accepte. Cette demande du maître de musique est peut-être due au fait que CAMPENON, à qui il est recommandé d'aller "prendre des leçons de plain chant à la maîtrise afin de se fortifier", est plus fragile vocalement que DUBAUX. Toutefois la famille DUBAUX a dû quitter Auxerre peu de temps après...

• Octobre 1785, Bordeaux : Le nom de DUBAUX commence à apparaître dans les pages des pointes des choristes du bas-chœur de la cathédrale Saint-André de Bordeaux. Il a donc parcouru 500 kilomètres pour obtenir ce nouveau poste. La feuille des pointes d'octobre est la seule conservée pour l'année 1785, mais Jean DUBAUX est sans doute arrivé à Bordeaux quelques mois plus tôt.

1790, Bordeaux : Jean DUBAUX est toujours choriste à la cathédrale Saint-André. Il figure parmi les signataires d'une pétition que les musiciens de la cathédrale adressent en novembre au district de la Gironde pour obtenir leurs appointements. Ses pointes s'élèvent pour ce mois-là à 49 livres et 15 sols 9 deniers.

• [1790 - 1791], Bordeaux : Les musiciens de la cathédrale Saint-André rédigent une nouvelle supplique collective destinée cette fois-ci à l'Assemblée Nationale. Elle est signée par Joseph COSSE "maître de musique" ainsi qu'Antoine BOURRILLON, François DANCOSEJean-Jacques DREUILH, François DUMOULLY, Jean HURTEAU, Pierre JIGOUIC, Dominique MARTINOU, Jean NOËLLE et Jean DUBAUX.
• 10 septembre 1791, Bordeaux :  Un relevé des dépenses relatives à la musique de la nouvelle fabrique de la cathédrale évoque qu'un sieur DUBOS est toujours chantre aux gages de 700 livres par an. Il s'agit sans doute de Jean DUBAUX.

• 4 nivôse an II, BordeauxChanteur des chœurs pour le Théâtre de la Montagne, Jean DUBAUX apparait avec Antoine BARDIÉ et Jean-Jacques DREUILH sur la liste des artistes qui sont arrêtés suite à des représentations de comédies jugées indécentes, notamment celle de La tentation de Saint-Antoine.  Ils sont toutefois acquittés et libérés le 17 nivôse.

• [vers an V - an VIII], Bordeaux : Il est mentionné dans une liste des artistes de la troupe du Grand Théâtre présents dans le "chœur des chanteurs". Ce document n'est pas daté.

• 12 février 1807, Bordeaux : Sa fille Nicole épouse un professeur de langues natif de Messine en Italie. Jean DUBAUX à cette époque est déclaré comme décédé.

Mise à jour : 17 septembre 2017

Sources
Aurélien Vivie, Les théâtres de Bordeaux pendant la Terreur... ; F-Ad33/ 1 Q 1277 ; F-Ad33/ 1 Q 1393 ; F-Ad33/ 4 L 126 ; F-Ad33/ G 3295 ; F-Ad33/ G 3300 ; F-Ad55/ BMS Charny ; F-Ad55/ BMS Verdun ; F-Ad89/ BMS St-Loup ; F-Ad89/ BMS St-Pierre-en-Château ; F-Ad89/ BMS St-Pierre-en-Vallée ; F-Ad89/ BMS Tanlay ; F-Ad89/ G 1806 ; F-Ad89/ G 1807 ; F-Ad89/ G 1808 ; F-Am Bordeaux/ NMD Section Centre ; F-Am Bordeaux/ R 9 ; F-An/ DXIX/091/777/01
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1786 ca  / 1791-9-10 ap.
Lieux :  Cathédrale Saint-André (BORDEAUX)  
Fonction :  chantre (plain-chant)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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