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DUCLOS, Jean Charles (1750-1816)
État civil
NOM : DUCLOS     Prénom(s) : Jean Charles     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LE CLOS
DU CLOS
Date(s) : 1750-11-3  / 1816-6-19 
Notes biographiques

Jean-Charles DUCLOS est l'un des nombreux organistes de la famille Duclos qui, de Laval, essaime dans tout l'ouest. En 1790, il affiche fièrement de cumuler quatre des orgues lavallois !

• 3 novembre 1750, Laval [Mayenne] : Jean Charles DUCLOS naît et est baptisé paroisse Saint-Vénérand, fils de François Duclos, tisserand et de Françoise Moulard. Il est le neveu de Jean-Marie DUCLOS, organiste de la collégiale Saint-Michel et de la paroisse Saint-Vénérand.

• 24 juillet 1758 : Jean "LE CLOS" et Julien COURCELLE sont reçus ensemble enfants de chœur de la collégiale Saint-Michel, aux gages de 24 livres chacun. Ils viennent compléter l'effectif des enfants de choeur de la collégiale, aux côtés de René POISSON et de François COSNARD. Charles BABIN est chargé "de les instruire tant pour le chant que pour lire et de les exercer journellement".
En fait, Babin étant parti deux ans plus tard, ils seront formés successivement par Pierre LOCRET (d'août à novembre 1760) puis par François LE ROY (à partir de novembre 1760 et jusqu'à une date inconnue).
• Fin octobre 1759, Jean DUCLOS est rejoint à la psallette de Saint-Michel par son frère aîné François, qui remplace Cosnard.

• 8 octobre 1763 : Jean DUCLOS signe au mariage de Madeleine Andrée Riballier avec René François Gentil, tisserand, paroisse Saint-Vénérand. La mariée est une soeur aînée de Pierre RIBALLIER, alors enfant de choeur à Saint-Tugal, qui a deux ans de moins que lui, et qui deviendra lui aussi organiste.

• [vers 1768] : Jean DUCLOS quitte vraisemblablement la psallette de la collégiale Saint-Michel. Sa sortie n'a pas été enregistrée dans le registre capitulaire.
 
• 15 janvier 1771 : Jean [Charles] DUCLOS est reçu organiste du chapitre Saint-Michel de Laval. Il succède à son oncle Jean [Marie] DUCLOS, mort l'avant-veille. Il a vingt ans. Le chapitre "luy enjoint de se perfectionner dans son état et d'estre assidu à en remplir les devoirs".
Il n'est pas exclu qu'il ait assisté son oncle au poste d'organiste avant son décès, d'où en 1790 la mention de 31 ans de services (il compte son temps d'enfant de choeur) et la rapidité du choix quant à la succession à ce poste. Il touchera les "rétributions ordinaires".
Néanmoins, un an et demi plus tard, début novembre 1772, lorsque meurt son frère aîné, François, ce dernier est qualifié d'organiste de Saint-Michel. Et ultérieurement, sa soeur Marie-Anne déclarera avoir débuté à l'orgue de Saint-Michel : la famille Duclos avait manifestement la haute main sur l'orgue de la collégiale et ses différents membres le touchaient alternativement, même si (à en croire le registre capitulaire) seul Jean en était officiellement le titulaire.

• À une date qui reste inconnue, probablement aussi début 1771 au moment du décès de l'oncle Jean-Marie, qui y exerçait également, la fabrique de l'église paroissiale Saint-Vénérand engage Jean DUCLOS comme organiste. Il est en tout cas attesté comme tel dans le compte 1775-1776, année durant laquelle il reçoit 174 livres de la fabrique, en 4 quartiers.

• Mai 1776 : Le chapitre de la collégiale Saint-Michel porte "les rétributions" de Jean Charles DUCLOS, organiste, à 150 livres par an.

• 10 avril 1780, Laval : Jean Charles DUCLOS épouse Louise Chamaret, paroisse de la Trinité. Il signe jean Duclos organiste. Son frère Pierre et ses soeurs Marie et Jeanne DUCLOS sont présents et signent.

• Entre 1781 et 1789, Laval : Quatre fils Duclos/Chamaret voient le jour, successivement Jean Paschal (15 avril 1781), Louis François (14 septembre 1784), Théodore (16 septembre 1786) et Antoine François (19 novembre 1789), tous baptisés en la paroisse de Saint-Vénérand. Leurs tantes paternelles, Marie Anne et Jeanne DUCLOS sont marraines respectivement en 1784 et en 1786, leur oncle paternel, Pierre DUCLOS, est parrain en 1786, tous trois aussi organistes appartenant à la 'génération 1790', mais hors de Laval.

1790, Laval : Jean [Charles] DUCLOS est à la fois organiste de la collégiale Saint-Michel (où il touche 150 livres/an) et de la paroisse Saint-Vénérand (où il reçoit 400 livres par an, en quartiers de 100 livres, et où il côtoie les chantres LE PEC et DUPATIS), ainsi que du couvent des Dominicains pour 72 livres et des chanoines réguliers de Sainte Catherine (ordre de Saint-Augustin) aux gages de 100 livres, ce qui lui procure des revenus de 722 livres. Depuis le départ de ses soeurs Marie Anne (pour La Fontaine-Saint-Martin [Sarthe]) et Jeanne (pour Angers), qui l'avaient certainement secondé antérieurement, était-il seul pour ces 4 orgues, ou bien se faisait-il aider par quelqu'un qui reste à identifier ? Une autre soeur ?
Il fait une demande de pension au Comité ecclésiastique. Il déclare ne pas pouvoir remplir d'autres fonctions, ayant un bras cassé par une double fracture, il est chargé de 4 enfants.

• Courant janvier 1791, le directoire du district estime que "attendu l’état de détresse connu du suppliant qui est père de famille", il faut lui accorder une pension viagère de 200 livres, du moins "jusqu’à ce que le dit DUCLOS puisse être employé avec des gages égaux dans quelque établissement de musique".
• 25 janvier 1791 : Le directoire du département de la Mayenne, estimant que l'orgue de Saint-Vénérand que le sieur Duclos a conservé ne lui procure qu'un très modique revenu, lui accorde une pension viagère de 100 livres.

• Le 22 février 1794, "Jean DUCLOS ci-devant organiste" rédige une nouvelle requête, examinée le 6 mars 1794 (et aujourd'hui connue par son résumé à cette date). Il y expose que "depuis sa plus tendre jeunesse il a été occupé à toucher l'orgue dans différents chapitres et communautés d'hommes qui ont été supprimés" et il précise : "lesquels sont St-Michel, les Jacobins et Ste Catherine". Il ajoute : "Cette suppression lui ôta 550# de rente, réduit à la seule orgue de St-Vénérand de cette ville qui, aujourd'huy n'existe plus". Il confirme bien avoir antérieurement cumulé 4 orgues différentes.
Selon l'abbé Angot, cette supplique du 22 février 1794 (non retrouvée) aurait contenu également des considérations anticléricales :  "Dans l'ancien régime, tout était fanatisme et superstition. Les prêtres avaient recours aux enchantements de la musique pour exciter le zèle des chrétiens. Ils formaient des élèves pour toucher un instrument, afin de les amuser pendant leurs trop longs offices."
Le directoire du district opte pour lui allouer une pension de 133 livres 6 sous 8 deniers par an, soit le tiers de la pension de 400 livres ordonnée par la loi des 23-24 juin 1792.

• Entre 1792 et 1798, Jean DUCLOS constitue son dossier : serments de Liberté et d'Égalité (30 septembre 1792, où il est dit "organiste"), de Haine à la Royauté (27 juin 1798), de non rétractation (5 juillet 1798, où il est dit "organiste"), et certificats de vie (12 juillet 1798), d'individualité et résidence (12 juillet 1798, avec plusieurs témoins dont Mathurin LEPRÊTRE). On peut penser qu'il vit alors de leçons de musique et autres prestations musicales.

• Après le Concordat, lorsqu'un orgue est réinstallé dans l'église de la Trinité, ce n'est pas Jean DUCLOS qui est recruté pour le toucher, mais Pierre RIBALLIER, qui avait été l'organiste de la Trinité antérieurement. Il est probable que Jean DUCLOS a repris du service à Saint-Vénérand, voire peut-être ailleurs (Avénières ?), mais cela reste à éclairer. Il vit probablement toujours de leçons de musique.

• Décembre 1808, La Fontaine-Saint-Martin [Sarthe] : Lors du règlement de la succession de sa soeur Marie Anne, dernière organiste du prieuré avant la Révolution et qui était ensuite restée au village, Jean Charles DUCLOS est dit artiste demeurant ville de Laval. Il donne procuration à son fils Louis François Duclos, commis de bureau à Laval.

• 19 juin 1816, Laval : Le décès de Jean Charles DUCLOS, survenu la veille, est déclaré à la mairie par un neveu vitrier, et un autre témoin, tourneur. Le défunt est dit  "organiste", sans précision de lieu d'exercice. Il demeurait rue du Mans, à Laval, et était toujours l'époux de Louise Chamaret.

Dernière mise à jour : 1er février 2016

Sources
Abbé Angot, Dictionnaire historique..., 1900-1903 ; F-Ad53/ 229 J 4  ; F-Ad53/ 24 G 21 ; F-Ad53/ 352 G 11  ; F-Ad53/ BMS La Trinité ; F-Ad53/ BMS St-Vénérand ; F-Ad53/ BMS divers  ; F-Ad53/ D Laval 1816 ; F-Ad53/ D Laval an II ; F-Ad53/ L 1436 ; F-Ad53/ L 926 ; F-Ad53/ L1277 ; F-Ad53/ L926 ; F-An/ DXIX/091/787/02
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1771-1-15  / 1790-11 ca
Lieux :  Collégiale Saint-Michel (LAVAL)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Période :  1775 av.  / 1792 ca
Lieux :  Église Saint-Vénérand (LAVAL)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Période :   ?  / 1790-12 ca
Lieux :  Prieuré génovéfain Sainte-Catherine (LAVAL)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Période :   ?  / 1790-12
Lieux :  Couvent des Dominicains (LAVAL)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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